Frise chronologique
4000–3500 av. J.-C.
Datation estimée des gravures
Datation estimée des gravures
4000–3500 av. J.-C. (≈ 3750 av. J.-C.)
Période attribuée aux motifs anthropomorphes.
1889
Découverte du menhir
Découverte du menhir
1889 (≈ 1889)
Découvert par Monsieur Ramoussy dans son champ.
octobre 1913
Redressement du menhir
Redressement du menhir
octobre 1913 (≈ 1913)
Mené par Victor Berthier et Eugène Schneider.
23 juillet 1914
Classement monument historique
Classement monument historique
23 juillet 1914 (≈ 1914)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Menhir (cad. H 76) : classement par arrêté du 23 juillet 1914
Personnages clés
| Monsieur Ramoussy - Propriétaire du terrain |
Découvrit et fit dégager le menhir. |
| Victor Berthier - Président de la Société d'histoire naturelle d'Autun |
Organisa le redressement en 1913. |
| Eugène Schneider - Maître de forges du Creusot |
Fournit les moyens techniques pour le redressement. |
Origine et histoire
Le menhir de L'Ouche-à-l'Hôte, aussi appelé menhir de Charmeau, a été découvert en 1889 dans un champ de Broye, en Saône-et-Loire. Le propriétaire, Monsieur Ramoussy, tenta de le détruire à l'explosif après l'avoir dégagé avec huit paires de bœufs, mais il fut finalement conservé et redressé en 1913 grâce à Victor Berthier et Eugène Schneider. Ce bloc monolithique de 14 tonnes, en gneiss local, présente des gravures anciennes, dont une hache et une figure anthropomorphe.
Les gravures du menhir, visibles en lumière rasante, incluent une hache stylisée et une représentation schématique d'un personnage aux bras levés. Ces motifs rappellent ceux trouvés en Bretagne, Charente, ou encore en Italie du Nord, suggérant des liens culturels ou des échanges durant le Néolithique. Le menhir était initialement situé près d'une voie préhistorique reliant Autun à la vallée de Guye, soulignant son importance dans les réseaux de communication anciens.
Classé monument historique le 23 juillet 1914, le menhir a été déplacé de son emplacement d'origine, situé à 120 m au sud de sa position actuelle. Son redressement fut un événement notable, impliquant des moyens techniques importants, comme ceux fournis par Eugène Schneider, maître de forges du Creusot. La pierre, brisée à sa base, conserve des traces de bouchardage, témoignant d'un travail de régularisation minutieux.
Le menhir de Broye s'inscrit dans un contexte régional riche en vestiges mégalithiques, comme en témoignent les autres sites de Saône-et-Loire. Son histoire reflète aussi les tensions entre préservation patrimoniale et intérêts privés, comme lors de la tentative d'acquisition par le maire de Broye ou la Société éduenne. Aujourd'hui, il reste un témoignage précieux des pratiques et croyances des sociétés néolithiques de Bourgogne.